Comment évaluer les risques de chutes et remédier aux conséquences médicales et sociales ? [ mesradios.com ]
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Comment évaluer les risques de chutes et remédier aux conséquences médicales et sociales ?

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Claire Hédon > La chute est l’une des grandes craintes des personnes âgées. Elle marque parfois, et même souvent, le début de la dépendance. C’est un domaine où la prévention est particulièrement importante. Pour commencer, je souhaiterais vous faire réagir à la phrase du professeur Françoise Forette : « Même pour éviter les chutes, l’activité physique est importante ».

On ne peut qu’abonder dans ce sens : la nécessité de promouvoir la prévention et surtout d’oeuvrer pour un changement culturel de notre population et aussi de nos institutions. C’est la clé pour essayer de diminuer ces énormes problèmes de santé publique que vous avez décrits. Gilles Kemoun, chef de service de médecine physique et de réadaptation du CHU de Poitiers On sait à présent et depuis fort longtemps que l’activité physique est un élément fondamental de bienfait pour la santé. Cela a été initialement développé dans le cadre des maladies cardio-respiratoires.

Puis, on s’est aperçu que tous ces principes mis en place pour ces maladies très spécifiques pouvaient s’appliquer à tous les domaines pathologiques et à tous les champs de la santé. Pour en venir au problème du vieillissement, comme le montrent quelques études américaines et françaises sur la maladie d’Alzheimer, et nous sommes en train de mettre en place une étude là-dessus, l’activité physique est également un élément de prévention du déclin cognitif.

Il semblerait qu’une activité physique bien conduite sur un temps suffisamment long permette de retarder la survenue de démences et des maladies d’Alzheimer. Cet élément fondamental devra et doit être complémentaire de tous les traitements médicamenteux qui, à ce stade, donnent un soutien aux patients mais peinent à faire progresser la prise en charge.

> Quels sont les facteurs de risques ? Le manque d’activités physiques en est-il un ?

En effet, un autre principe est fondamental dans la prévention : plus on part de haut, moins on a de chances, à un moment donné, d’arriver au stade de la dépendance. On doit retenir ce qui sera une phrase clé de la journée : « ni trop tôt, ni trop tard ». Il faut commencer très tôt pour avoir une marge fonctionnelle. C’est-à-dire être en mesure d’y puiser lorsqu’on se trouve en situation de risques, quand on est alité ou malade. C’est de partir de très haut sur le plan fonctionnel par l’activité physique. La chute est un énorme problème de santé publique qui représente un coût considérable. On enregistre 30 % de chutes de personnes de plus de 65 ans par an ; 50 % chez les personnes de plus de 80 ans.

Il s’agit de la première cause de mortalité accidentelle dans cette catégorie de la population. Une personne qui tombe a vingt fois plus de risques de tomber dans l’année qui suit ; d’où l’intérêt de prévenir la première chute

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Par KS Date 30-05-2009

 

 

 

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