| La maladie d'Alzheimer
est une maladie neurodégénérative
du tissu cérébral qui entraîne la
perte progressive et irréversible des fonctions
mentales. C'est la principale cause de démence
chez les personnes âgées, touchant environ
24 millions de malades à travers le monde.
Le processus neurodégénératif
responsable de la maladie est encore mal connu : il
serait dû à la formation de plaques amyloïdes
qui déclenchent une réponse inflammatoire
et/ou à l'apparition d'enchevêtrements
neurofibrillaires dans les corps cellulaires. L'atrophie
neuronale résultante touche d'abord à
un stade infraclinique le lobe temporal (et notamment
l'hippocampe) puis les cortex associatifs frontaux et
temporo-pariétaux à un stade clinique.
La cause exacte est encore inconnue, mais on suppose
que des facteurs environnementaux et génétiques
y contribuent. Des mutations dans au moins quatre gènes
prédisposant à la maladie d'Alzheimer
ont été identifiées. Ils sont particulièrement
en cause dans les cas familiaux à début
précoce. Pour la forme plus commune d'Alzheimer,
plusieurs gènes de susceptibilité ont
été identifiés.
Jusque dans les années 1960, on supposait que
la maladie était rare, mais plus tard on s'aperçut
que dans beaucoup de cas, ce que l'on avait pris pour
des aspects normaux de la sénescence relevait
en fait de cette maladie.
Le premier symptôme frappant est la perte du
souvenir des événements récents
(amnésie) ; elle se manifeste initialement par
des distractions mineures qui s'accentuent progressivement
avec la progression de la maladie, tandis que les souvenirs
plus anciens sont relativement préservés.
Par la suite, les déficits cognitifs s'étendent
aux domaines du langage (aphasie), de l'organisation
des mouvements (apraxie), de la reconnaissance visuelle
(agnosie) et des fonctions exécutives (telles
que la prise de décision et la planification).
Ces derniers symptômes reflètent en particulier
le processus pathologique de dégénérescence
atteignant les lobes frontaux du cerveau. Ces changements
psychologiques influent sur les qualités humaines
essentielles et pour cette raison la maladie d'Alzheimer
est quelquefois décrite comme une maladie où
les victimes subissent la perte de qualités qui
forment l'essence de l'existence humaine.
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