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Les baby-boomers
canadiens ont le profond sentiment que le fait de repousser l'heure de la retraite
de quelques années peut s'avérer être la meilleure option
en vue de s'assurer des revenus stables et réguliers.
Et bien que les résultats
du sondage démontrent que les gens de cette génération
se font à cette idée, plusieurs sont susceptibles de prendre cette
décision sans disposer de toute l'information nécessaire.
Les résultats
du sondage révèlent ainsi ce qui suit :
- 31 pour cent des Canadiens
qui prévoient prendre leur retraite au cours des cinq prochaines années
songent à retarder le moment de partir;
- les retraités songent également à retourner sur le marché
du travail.
De ceux qui y pensent,
41 pour cent ont la ferme intention de retrouver un emploi salarié au
cours de la prochaine année;
- plus des deux tiers des répondants acceptent, ou même sont heureux,
de retarder le moment de la retraite;
- cependant, près de la moitié des préretraités
affirment ne pas savoir combien ils recevront de leurs épargnes et placements
personnels.
"L'argent est la principale
raison qui pousse les gens à travailler plus longtemps ou à retourner
sur le marché du travail. La question de demeurer actif sur le plan intellectuel
vient au second plan, mais l'argent est de loin la préoccupation principale.
Cela dit, de nombreux retraités et préretraités prennent
la décision de travailler plus longtemps en vue d'augmenter leurs revenus
de retraite sans savoir clairement quelle sera la différence entre ce
dont ils auront besoin et ce dont ils disposeront en provenance de différentes
sources, telles que l'épargne personnelle, les régimes de retraite
d'un employeur et les régimes de retraite du gouvernement", a expliqué
Tina Di Vito, directrice générale, Stratégies de retraite,
BMO Groupe financier. Mme Di Vito dirige également le Centre Info-retraite
de BMO, un centre d'études etde recherches mis en place par la Banque
afin d'offrir des réflexions de pointe sur des enjeux concernant la retraite.
Combien d'argent,
combien de temps, et dans quelle mesure ?
Les résultats du
sondage indiquent également ce qui suit:
- plus de 30 pour cent
des répondants ont indiqué ne pas savoir combien ils recevront
du Régime de pensions du Canada (RPC) ou du Régime de rentes du
Québec (RRQ);
- de plus, 42 pour cent des préretraités et 59 pour cent des retraités
ont expliqué ne pas avoir discuté avec leur conseiller financier
des répercussions éventuelles d'un report de la retraite ou d'une
présence prolongée sur le marché du travail sur leur plan
financier ou leur plan de retraite.
"La décision
que prennent les baby-boomers au sujet du maintien ou d'un retour sur le marché
du travail déterminera leur mode de vie au moment de la retraite. Un
conseiller financier est en mesure de brosser un portrait réaliste des
répercussions d'une telle décision sur le revenu de retraite",
a ajouté Mme Di Vito.
"Il est essentiel
pour les baby-boomers de savoir où ils en sont sur le plan financier,
et de bien comprendre les répercussions d'une présence plus longue
sur le marché du travail sur leurs épargnes, afin qu'ils puissent
déterminer pendant combien de temps ils devront continuer à travailler,
et dans quelle mesure, pour atteindre leurs objectifs personnels en matière
de retraite. Dans certains cas, les baby-boomers peuvent découvrir qu'ils
ont besoin de travailler moins longtemps que prévu pour être en
mesure d'atteindre leurs objectifs de retraite de façon réaliste.
Prendre une décision
éclairée
Le Centre Info-retraite
vient tout juste de publier un nouveau rapport, intitulé Des départs
à la retraite retardés par la conjoncture. Ce rapport présente
de façon détaillée différents facteurs qui devraient
être pris en compte, afin que les gens puissent évaluer de façon
réfléchie les conséquences d'une présence plus longue
sur le marché du travail. Voici quelques-uns de ces facteurs:
- La planification et l'épargne
- Une part de plus en plus importante des responsabilités en matière
de financement de la retraite a été transférée du
gouvernement et des employeurs aux particuliers. Par conséquent, il est
nécessaire de disposer d'une combinaison adéquate des éléments
suivants: régimes de retraite du gouvernement etd'employeurs, épargne
personnelle, valeur domiciliaire et produits d'assurance.
- Les soins de santé
- De nombreux futurs retraités n'ont pas mis suffisamment d'argent de
côté pour être en mesure de faire face à l'augmentation
des coûts en matière de soins de santé. Il pourrait être
prudent de continuer à travailler pour s'assurer de continuer àbénéficier
d'une assurance santé, et de rechercher les entreprises qui proposent
un programme complet d'avantages sociaux.
- L'inflation - Le fait
de vivre plus longtemps oblige à économiser davantage, et présente
d'autres risques sur le plan financier. Même un taux d'inflation relativement
bas de 3 pour cent peut réduire de façon importante le pouvoir
d'achat sur une période de 20 à 30 ans.
- Les retraits d'argent
- Le fait de retirer de l'argent en période de baisse sur les marchés
peut grandement réduire la durée de vie des épargnes en
vue de la retraite. Au contraire, la réduction des retraits durant les
premières années de la retraite, du fait d'une présence
prolongée sur le marché du travail, peut grandement augmenter
la durée de vie de ces mêmes épargnes.