L'étude a été menée auprès de 205.000 personnes âgées de plus
de 15 ans atteintes d'un cancer, et diagnostiquées sur la période 1989-1997.
Plus de 40 cancers différents ont été étudiés. Entre 1989 et 2002, 205 000 personnes
âgées de plus 15 ans et atteintes d’un cancer ont été suivis par le Réseau français
des Registres du Cancer (FRANCIM). Cette étude a permis de mesurer la survie
de ces patients au delà de 5 ans. Elle a notamment révélée que les chances de
survie sont plus élevées pour les femmes que pour les hommes.
« L’analyse des données confirme « qu’aujourd’hui moins de la
moitié des patients décèdent des conséquences directes ou indirectes de leur
maladie dans les 5 ans qui suivent le diagnostic ». Toutefois, cette moyenne
ne doit pas occulter la disparité qui existe entre les différentes pathologies
cancéreuses. En effet, on obtient une survie relative de 95 % à 5 ans dans les
cancers de la thyroïde, du testicule et de la lèvre, mais moins de 10 % à 5
ans pour les mésothéliomes de la plèvre, les cancers du foie et du pancréas.
» Dans les faits, le Réseau français des Registres du Cancer note en effet d’importantes
disparités au niveau de l’espérance de vie des patients, en fonction du sexe,
de l'âge et du type de cancer. La survie au delà des 5 ans est plus élevée chez
les femmes (63%) que chez les hommes (44%).
L’espérance de survie diminue avec l'augmentation de l'âge au
moment du diagnostic. Elle est de 70% pour les 15-45 ans, 58% pour les 45-55
ans, 50% pour les 55-64 ans et les 65-74 ans et de 39,4% pour les plus de 75
ans. L'étude, bien que réalisée sur une période relativement courte, a en outre
montré une amélioration de la survie pour certains cancers, a souligné le Professeur
Faivre. C'est le cas du cancer du sein, avec 82% de survie à 5 ans pour un diagnostic
posé en 1989-91 et 86% pour un diagnostic posé en 1995-97. Des progrès dus notamment
à la mise en place du dépistage organisé.
Pour les quatre cancers les plus fréquents (60% de l'ensemble
des cancers), la survie relative à 5 ans est de 85% pour le cancer du sein (41.845
nouveaux cas estimés en 2000), 80% pour le cancer de la prostate (40.309), 56%
pour le cancer colorectal (31.257) et seulement 14% pour le cancer du poumon
(27.743). Si "on ne meurt pratiquement pas d'un cancer du testicule" (survie
relative de 95%), a souligné le Professeur Faivre, certains cancers donnent
un taux de survie inférieur à 10%, comme les cancers du foie ou du pancréas.
La survie s'améliore aussi pour le cancer de la prostate (73% pour un diagnostic
en 1989-91 et 83% pour un diagnostic en 1995-97), dont des formes bénignes sont
plus fréquemment diagnostiquées. Sur les progrès enregistrés dans le traitement
des cancers du sein, de la thyroïde ou de la prostate, ils concernent pour l’essentiel
une meilleure précocité du diagnostic.
"Ces progrès qui ne concernent pas tous les cancers, laissent
espérer de nouveaux gains d'espérance de survie", a déclaré le Professeur Pujol.
Si l'on projetait le glissement attendu pour les malades traités aujourd'hui,
on pourrait estimer que la survie serait proche de 70% pour les femmes et 55%
pour les hommes" poursuit Le Professeur Pujol.
Cette étude confirme la baisse tendancielle de la mortalité
par cancer dans notre pays. Entre 1980 et 2000, l’incidence des cancers a augmenté
de 30 % mais la mortalité a diminué de 10 %. Ces résultats sont observés aussi
bien chez l’homme que chez la femme. Ce taux progresse lentement mais régulièrement
depuis 30 ans d’environ 0,5% par an, comme le rappelait récemment le Professeur
Philip. Si l'on tient compte de augmentation et du vieillissement de notre population,
on constate que la mortalité par cancer diminue régulièrement en France depuis
1987 chez l’homme et depuis le milieu des années 1960 chez la femme. Mais à
présent, en franchissant la barre symbolique des 50 % de survie à 5 ans, la
lutte contre le cancer est entrée dans une nouvelle étape.
Cette diminution de la mortalité par cancer s'observe également
dans la plupart des pays développés et notamment aux Etats Unis où la mortalité
par cancer s'est stabilisée depuis 1997, après avoir régulièrement augmenté
entre 1987 et 1997, passant de 460. 000 à 540. 000 morts. Fait encore plus remarquable,
le nombre annuel de nouveaux cas de cancers aux USA, pondéré par l'évolution
démographique, diminue en moyenne de 0.8 % par an entre 1990 et 1997 et la mortalité
par cancer a diminué de 1,1% par an en moyenne de 1993 à 2001. Les dernières
données disponibles du National
Center for Health Statistics, pour 2003 et 2004, confirment cette baisse
tendancielle des décès par cancer et révèlent une diminution des décès par cancer
de 2,2% en 2003. Aux Etats-Unis, Le nombre des survivants de la maladie --rémission
d'au moins cinq ans-- est passé de 3 millions en 1971 à 9,8 millions en 2001.
Enfin, en février 2006, la Société
Américaine du Cancer (ACS) a annoncé que, pour la première fois depuis 1930,
le nombre de décès annuels par cancer aux Etats-Unis en 2003 avait légèrement
diminué en valeur absolue. (- 369 personnes) Certes, la mortalité par cancer
diminuait régulièrement en pourcentage aux USA depuis 1993 (d’environ 1,5 %
par an) mais les décès par cancer continuaient tout de même à augmenter en raison
de l’augmentation globale de la population américaine.
Mais en 2003 on a assisté à la première diminution du nombre
absolu de décès par cancers, avec 556.902 morts, contre 557.271 de 2002, selon
le rapport par la société américaine du Cancer (ACS). "Bien que cette diminution
paraisse modeste, elle marque une étape fondamentale dans la lutte contre la
cancer", souligne le Dr. Michael Thun, qui dirige la recherche épidémiologique
au sein de la société américaine du Cancer.
Le rapport
2007 de l’Association américaine contre le cancer confirme l’amplification
de cette tendance historique et montre qu’en 2004, pour la deuxième année consécutive,
la mortalité totale par cancer a diminué en valeur absolue aux USA de 3014 personnes,
passant de 556.902 à) 553.888 personnes, soit 3014 décès en moins. Parallèlement,
ce rapport précise que le taux de survie à 5 ans après un cancer ne cesse de
progresser aux USA. En 2007, 2 malades américaines sur 3 atteints d’un cancer
sont encore en vie au bout de 5 ans.
Cette diminution globale et persistante de la mortalité par
cancer sur le long terme est d'autant plus encourageante qu'elle survient alors
que le nombre de nouveaux cas de cancer augmente régulièrement à la fois à cause
de l'augmentation de notre population et de son vieillissement (2 cancers sur
3 se déclarent après 60 ans). Nous devons évidemment ces résultats aux progrès
remarquables, tant au niveau de la détection que des traitements anti-cancéreux.
Demain, l'arrivée de nouvelles armes encore plus efficaces,
comme les vaccins thérapeutiques de 3e génération, les nanovecteurs ou les ARN
interférents, vont permettre de nouvelles avancées décisives contre cette maladie
qui reste la plus redoutée de nos concitoyens.
En effet, sans céder à un optimisme excessif, nous pouvons affirmer
que la lutte contre le cancer est entrée dans une nouvelle ère : il y a quelques
semaines, un vaccin qui protège de l’infection virale responsable du cancer
du col de l’utérus a été mis sur le marché en France. Ce vaccin, baptisé Gardasil
protège les femmes contre le papillomavirus qui provoque des lésions du col
de l’utérus pouvant dégénérer en cancer. Cette vaccination préventive, et non
pas thérapeutique, a été mise au point par les laboratoires pharmaceutiques
GlaxoSmithKline, Merck et Sanofi Pasteur MSD.
Ce vaccin permet de prévenir l’apparition de la plupart des
cancers du col de l’utérus en protégeant les femmes des papillomavirus humains
de types 6, 11, 16 et 18. Pour évaluer l’efficacité de ce vaccin, une vaste
étude a été réalisée sur plus de 12 000 femmes âgées de 16 à 26 ans (vivant
dans 13 pays différents) qui n’étaient pas infectées par le virus.
La moitié a reçu trois doses de ce vaccin et l’autre moitié
un placebo (médicament inactif). Après 17 mois de suivi, le premier groupe ne
présentait aucune lésion pré-cancéreuse alors qu’on en dénombrait 21 dans le
second groupe. Le cancer du col de l’utérus provoque 258 000 décès dans le monde,
dont 1 000 en France.
Mais parallèlement aux vaccins préventifs, comme ce vaccin contre
le cancer du col de l’utérus, les vaccins thérapeutiques (vaccins conçus pour
être utilisés pour combattre les cancers déjà déclarés), après des décennies
de recherche, commencent enfin à porter leurs fruits contre le cancer.
Au cours de cette année 2007, le vaccin Stivumax,
contre le cancer du poumon non à petites cellules va être testé sur 1.300 patients
dans le monde entier. Ce vaccin, dans les essais préliminaires en double aveugle,
a sensiblement augmenté la durée de survie du groupe bénéficiant à la fois du
traitement conventionnel et du vaccin. Dans ce groupe, la durée médiane de survie
a en effet été de 30 mois, contre 13 mois dans l'autre groupe.
Aux Etats-Unis, le vaccin Uvidem, à base de cellules dendritiques
prélevées chez les patients, a permis de stabiliser la progression tumorale
chez dix patients atteints de mélanome. Ce vaccin fait à présent l’objet d’essais
cliniques de Phase II sur 50 patients atteints de mélanomes.
De son côté, le Dr Arkadiusz Dudek, de l’Université du Minnesota,
a développé avec son équipe un nouveau type de vaccin contre le cancer du rein
métastasé reposant sur nouvel Immunogène multivalent large (LMI). Ce vaccin
thérapeutique a été mis à l’essai auprès de 61 patients ayant un cancer du rein
ou un mélanome malin, offrant des résultats positifs. Chez les patients atteints
d’un cancer du rein, le vaccin LMI a pu prolonger le temps avant la progression
de la maladie jusqu’à 12,2 mois. Ce chiffre constitue un progrès remarquable
comparé à la thérapie standard du cancer du rein (dose élevée d’interleukine-2)
qui offre une survie médiane sans progression de 3,1 mois.
Le premier vaccin « ALVAC-CEA/B7.1 » contre le cancer colorectal
vient également de donner des résultats prometteurs et devrait bientôt entrer
en essai de phase 3. Toujours aux Etat-Unis, un vaccin expérimental contre le
cancer du sein a donné des résultats encourageants. Ce vaccin utilise des fragments
d’anticorps humains capables de mimer l’antigène associé aux tumeurs HER-2/neu
(qui représentent environ la moitié des cancers du sein) pour provoquer une
réponse immunitaire puissante qui va éliminer ou stopper la progression de la
tumeur.
Les participantes à cet essai ont reçu quatre vaccinations hebdomadaires
et elles ont bien répondu à la vaccination. 11 patientes sur 12 ont montré une
réaction immunitaire spécifique (attestée par la présence des cellules T spécifiques
anti-HER-2/neu), et plusieurs patientes ont développé des anticorps pour combattre
les cellules de HER-2/neu. « Ces résultats démontrent pour la première fois
que cette vaccination peut avoir une réelle efficacité contre certains types
de cancer du sein, » souligne l’auteur de l’étude, Brian J. Czerniecki, de l’université
de la Pennsylvanie, qui ajoute « Nous sommes convaincus qu’à terme, ce vaccin
pourra non seulement combattre le cancer du sein mais également le prévenir
».
L’enjeu en matière de santé publique est considérable quant
on sait qu’aux USA, une femme sur huit aura un cancer du sein au cours de sa
vie et que 200.000 nouveaux cas de cancers du sein sont diagnostiqués chaque
année. Heureusement, grâce aux progrès thérapeutiques, le taux de mortalité
pour ce cancer est tombé en 2006, à 20 % (40.000 patientes).
Enfin, un vaccin
expérimental contre le redoutable cancer du pancréas semble améliorer la
survie de certains patients. L’équipe du Professeur Laheru a injecté aux patients
un vaccin fabriqué à partir de cellules tumorales d’une lignée humaine. Les
cellules modifiées portent des protéines caractéristiques du cancer du pancréas,
ainsi qu’une protéine destinée à attirer les cellules du système immunitaire
sur le site de la vaccination. Un essai clinique impliquant 60 patients a montré
que 76 % d’entre eux étaient encore en vie deux ans après la vaccination. Ce
taux de survie est presque deux fois plus important que celui qui est généralement
observé dans d’autres études.
Après des décennies de recherche, de nombreux tâtonnements et
beaucoup de déceptions, l’obstination des chercheurs commence enfin à payer
et l’idée, très ancienne, de vaccins contre le cancer, qui consiste, par différentes
méthodes, à stimuler de manière puissante le système immunitaire des malades
pour que celui-ci se débarrasse des cellules cancéreuses ou empêchent leur dissémination,
montre aujourd’hui sa pertinence.
Cependant, il faut rester prudent: ces vaccins thérapeutiques,
même s'ils commencent à montrer une réelle efficacité, ne constituent pas une
panacée et ne sauraient à eux seuls de substituer aux autres outils thérapeutiques.
Ils ont au contraire vocation à les compléter et en accroître les effets positifs.
A côté de la chimiothérapie, de la chirurgie et de la radiothérapie,
qui ont, elles- aussi, fait des pas de géants en quelques années, l’immunothérapie
est donc en train de devenir un voie très prometteuse pour mieux combattre cette
maladie qui reste la plus redoutée des Français. Demain, la combinaison toujours
plus précoce et efficace de ces différents moyens thérapeutiques, et leur ajustement
au profil génétique des patients, permettront, sinon de vaincre totalement le
cancer, du moins d’en faire une maladie chronique qui ne sera plus mortelle.
Mais les vaccins thérapeutiques ne sont pas la seule voie prometteuse
contre le cancer. D’autres voies commencent également à donner des résultats
remarquables : celle des nanoparticules et nanovecteurs, d’une part, et celle
des Arn interférents, d’autre part.
L’équipe de Patrick Couvreur (UMR
CNRS 8612) développe par exemple un concept
révolutionnaire qui est en train de bouleverser la médecine : l’idée, simple
en apparence mais d’une redoutable complexité dans la réalité, consiste à encapsuler
des molécules thérapeutiques dans des nanovecteurs (70 fois plus petits qu'un
globule rouge) afin de multiplier leur pouvoir de diffusion et d’accroître de
plusieurs ordres de grandeur leur efficacité.
« Un comprimé d'un gramme de poudre présente une surface de
quelques millimètres carrés ; le même gramme de substance éclaté en nanoparticules
présente une surface d'environ 100 m2, explique Patrick Couvreur. Les nanomédicaments
présentent donc une surface d'interaction avec les milieux vivants beaucoup
plus importante que les formes pharmaceutiques traditionnelles.»
L’équipe de P. Couvreur a notamment réussi à associer à un vecteur
biodégradable plusieurs agents anticancéreux, comme la doxorubicine. L’efficacité
de ces nanovecteurs a alors été démontrée sur plusieurs cancers expérimentaux
(métastases hépatiques et leucémies).
En outre, ces nanoparticules de polyalkylcyanoacrylates chargées
en doxorubicine se sont avérés capables de supprimer la résistance multidrogue
qui fait que de nombreux cancers, d’abord sensible aux médicaments, finissent
par développer des résistances aux chimiothérapies.
Enfin, une troisième voie thérapeutique contre le cancer est
en pleine effervescence : celle des ARNi ou ARN interférents. De quoi s’agit-il
exactement ? L'interférence
par ARN est un phénomène naturel découvert en 1998 par Fire et Mello (Prix
Nobel de Médecine 2006) par lequel la présence d’un ARN double brin d’un gène
entraîne la dégradation spécifique, rapide et efficace de l’ARN messager correspondant.
Fire et Mello ont montré que l’on pouvait réduire spécifiquement l’expression
de protéines contenues dans des cellules d’un nématode (petit ver), en introduisant
de l’ARN double brin dans celles-ci. Bien que le mécanisme d’action de l’ARNi
et sa fonction biologique soient encore loin d’être complètement élucidés, les
chercheurs du monde entier savent de mieux en mieux utiliser cet outil puissant
pour inhiber spécifiquement l’expression d’un gène associé au déclenchement
d’un cancer.
Au CNRS, Florence Cabon vient de lancer sur le chien un essai
de thérapie à base de micro ARN (baptisés siRNA) contre le cancer de la prostate.
Elle est persuadée que cette technique est si puissante et si spécifique qu’elle
permettrait de se débarrasser également des métastases. " Si cela fonctionne
sur la tumeur principale, cela sera aussi le cas pour les métastases car les
ARNi cibleront les cellules tumorales là où elles se trouvent, en circulant
dans la voie générale" souligne la chercheuse.
Les ARNi sont donc en train de bouleverser la médecine en ouvrant
des voies thérapeutiques absolument nouvelles et d’une efficacité inédite. La
plupart des maladies impliquent en effet des gènes qui se trouvent surexprimés
ou exprimés à de mauvais endroits dans l’organisme. Si les chercheurs parviennent
à maîtriser ce pouvoir "d’éteindre" à volonté les gènes grâce aux ARNi, nous
disposerons alors d’une forme de thérapie génique d’une efficacité presque sans
limites, notamment contre les maladies virales et cancéreuses.
Il est frappant de constater que ces progrès remarquables dans
les domaines des vaccins thérapeutiques, des nanovecteurs et des ARN interférents
résultent d’une approche résolument transdisciplinaire et multiconceptuelle
qui combine la galénique, le génomique, la biologie, la chimie, la physique
et la modélisation informatique. On voit donc clairement que c’est en décloisonnant
des disciplines et des champs de recherche qui se sont longtemps ignorés, et
en constituant des synergies novatrices que l’on parvient à construire de nouvelles
approches théoriques particulièrement fécondes qui seules nous permettront demain
de relever les gigantesques défis auxquels nous allons être confrontés en matière
de santé publique à cause notamment du vieillissement accéléré de notre population.
Mais au-delà de ces extraordinaires progrès thérapeutiques,
on ne dira jamais assez que la victoire contre le cancer passera aussi par une
prévention généralisée et active dès le plus jeune âge puisqu’on sait à présent
qu’au moins deux cancers sur trois, ce qui est considérable, sont provoqués
par nos modes de vie : alimentation déséquilibrée, pollution, sédentarité, consommation
d’alcool et de tabac. Il est en tout cas certain que la lutte contre le cancer
vient de franchir un nouveau cap décisif et que nous devons rester mobilisés
pour que, d’ici une génération, on ne meure plus du cancer dans notre pays.
Mais la victoire définitive contre ce fléau passera également,
et de plus en plus, par la prévention personnalisée et active, mise en oeuvre
dés le plus jeune âge et conçue en fonction du profil génétique de chacun qu’il
sera bientôt possible de connaître facilement grâce à la généralisation des
puces à ADN. On sait à présent que sans doute plus de deux cancers sur trois
pourraient être évités ou sensiblement retardés en modifiant notre mode de vie.
C’est pourquoi nous devons poursuivre sans relâche notre effort national pour
que, d'ici une génération, le cancer ne soit plus une maladie mortelle et puisse
être, soit vaincu, soit contrôlé pour devenir une maladie chronique. Cet objectif
exaltant est à notre portée. A nous de nous donner les moyens de l'atteindre.
Mark FURNESS
Journaliste scientifique
http://monsite.orange.fr/techinfos/
markfurness@orange.fr
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